droits-humains

23 mars, 2009

Ratification de Protocole 14

Classé dans : politique — justeurope @ 9:58

La Russie est le seul des 47 pays membres du Conseil de l’Europe à ne pas avoir ratifié le protocole 14, ce qui bloque la réforme de la CEDH.

« Nos objections sur le contenu de ce document demeurent invariables », a affirmé  M. Kracheninnikov lors d’un entretien avec des journalistes à l’issue d’une réunion de la Commission des questions juridiques et des droits de l’homme de l’APCE tenue au siège de la Douma le 11 novembre 2008.

La partie russe critique, entre autres, les dispositions du protocole autorisant la Cour à statuer non pas en formation collégiale de trois juges (comme cela se fait actuellement), mais à juge unique. Elle s’oppose également à l’idée d’en rendre les décisions irrévocables.

Cette pratique n’existe pas en Russie où les affaires sont généralement instruites par un collègue de trois magistrats. Et même si certains dossiers sont examinés par un juge unique, ses décisions sont susceptibles de faire l’objet d’un recours devant les instances supérieures.

La Russie a été accusée de boycotter la réforme comme un moyen de protester à l’encontre de décisions de la Cour européenne qui lui étaient contraires et qu’elle esimait avor été « politiques » dans des affaires sur la Tchetchénie. Mais le député de la Douma Dmitri Viatkine, membre de la Commission des questions juridiques et des droits de l’homme de l’APCE, avait antérieurement déclaré aux journalistes que la Russie était prête à ratifier le protocole 14 à la Convention européenne des droits de l’homme s’il tient compte des propositions de Moscou.

« La délégation russe estime qu’il faut soit adopter le protocole 14 en faisant des réserves et des exceptions pour la Russie, soit préparer un nouveau protocole en éliminant les défauts précédemment constatés », avait conclu le parlementaire.

11 février, 2009

Deuxième anniversaire

Classé dans : politique — justeurope @ 12:16

Ce blog a démarré il y a deux ans, il a déjà été lu par plus de 23.000 lecteurs et ceux d’entre eux qui ont bien voulu participer au sondage concernant  une modification de la constitution ont été en sa faveur à une majorité de 85 pour cent. Et puis la crise est venue. Loin de faire oublier la question des droits de l’homme en France, elle lui redonne toute son actualité. La France et de plus en plus de Français vont durement souffir, à l’exception de la classe de privilégiés qui domine et gouverne le pays, de quelque bord qu’ils soient. C’est cette classe qui ne veut pas des droits de l’homme en France, pour être à l’abri de toute responsabilité et ne pas avoir à rendre des comptes : le Code de procédure pénale pratiquement s’y oppose au mépris des conventions internationales signées par la France. Certes, la reconnaissance des droits de l’homme en France et leur garantie constitutionnelle ne résoudront pas la crise mais au moins elles ne l’aggraveront pas. Mieux, elles contribueront à améliorer le fonctionnement de la machine sociale en y apportant l’humanité qui lui est nécessaire.

Prenons l’exemple du droit à la vie. Pour des juristes théoriciens déconnectés de la réalité, il s’est agi simplement d’interdire la peine de mort. Mais pour le peuple et des hommes de terrain véritablement défenseurs des droits de l’homme dans ce qu’ils doivent avoir de concret, il devrait s’agir de donner à tout français de droit de manger à sa faim. Si l’on faisait une recherche  statistique, je crains bien que le résultat en serait honteux, dans la mesure où il ne serait pas nul (chômeurs en fin de droits et leur famille, personnes âgées, etc…). Et les choses ne peuvent qu’ empirer avec la crise. La reconnaissance du droit de tout français de manger à sa faim mettrait à la charge  des gouvernants l’obligation d’y satisfaire plutôt que de continuer à être déchargés de cette tâche grâce à un humoriste.

La Révolution française s’est déclenchée parce que le peuple de Paris avait faim. Voilà qui devrait donner à réfléchir.

Une révolution intellectuelle vient de se produire aux Etats Unis pour la conduite de leur politique étrangère qui doit maintenant être « smart », ce qui pourrait se traduire par « intelligente ».

Il serait temps en France, crise oblige, d’avoir une politique intelligente (smart) en ce qui concerne la protection et la garantie des droits de l’homme dans le pays, au lieu d’affirmer qu’elles existent quand elles n’existent pas.

La France et les Français vont souffrir et leur asséner des contre-vérités n’y changera rien, si ce n’est de déclencher leur colère comme en octobre 1789.

10 décembre, 2008

Le soixantième anniversaire

Classé dans : CEDH,politique — justeurope @ 21:53

J’avais naïvement prévu que les soixantième anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme serait célébré à grand fracas, dans un concert d’autosatisfactions après la rencontre du  français Président de l’Union Européenne. Je m’étais bien trompé.

 Je lis un article sur le blog du Monde :

Paris n’est plus la capitale des droits de l’homme

«  Le 10 décembre 1948, l’Assemblée générale des Nations unies adoptait à Paris la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Ce 60 éme anniversaire devrait être pour la France l’occasion de balayer devant sa porte. Stéphane Hessel, co-auteur de la Déclaration universelle des droits de l’homme dresse un constat sévère : La France ne peut se targuer d’être exemplaire en matière de droits humains vu sa façon de traiter les étrangers et les prisonniers.

Plutôt qu’une politique des droits de l’Homme, Rama Yade a choisi celle de l’autruche… » (extrait)

Bernard Kouchner, le ministre de tutelle de Rama Yade écrit dans Le Parisien que son idée de créer un secrétariat d’Etat aux droits de l’Homme étai une erreur. “Je pense que j’ai eu tort de demander un secrétariat d’Etat aux droits de l’Homme. C’est une erreur. Car il y a contradiction permanente entre les droits de l’Homme et la politique étrangère d’un Etat, même en France”. Que n’ajoute-t-il qu’il y a une contradiction permanente avec le silence quasi-total de la constitution française sur les droits de l’homme ?

Stéphane Hessel, co-auteur de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, porte un regard critique sur ce qui se passe dans nos frontières. En avril 2007, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la France pour la façon dont elle renvoie les étrangers menacés dans leur pays d’origine. Plus récemment, elle lui a demandé de surseoir à un projet de charter franco-britannique visant à rapatrier vers leur pays des Afghans en situation irrégulière. “La France ne fait pas ce qu’elle devrait car elle a une tradition de pays d’immigration et de pays d’asile. « 

Les condamnations de la France par la Cour européenne :

51 condamnations en 2005 contre 6 recours rejetés,

87 condamnations en 2006 dont 51 violations du droit à un procès équitable, contre 6 rejets,

39 condamnations en 2007 (sous présidence française) dont 26 pour violation du droit à un procès équitable, contre 8 rejets.

De 1999 à 2005, la France a été condamnée 344 fois dont 110 fois pour violation du droit à un procès équitable, seules l’Italie et la Turquie font mieux.

Un  sujet brûlant est la situation indigne de nos prisons. Le 16 octobre, après de multiples rapports humiliants et accablants, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la France pour manquement à son obligation de protéger le droit à la vie d’un détenu. La justice est devenue le parent pauvre de la 5ème puissance économique mondiale. Manque de juges, manque de formation des juges, manque de places dans les prisons, interprétations laxistes du code de procédure pénale et multiplication du nombre de gardes à vue. Ces dernières années ces procédures qui oscillent entre humiliation pression et arbitraire ont doublé pour atteindre le chiffre faramineux de 562 000 en 2007.

Dans une tribune publiée sur le site internet Contreinfo , Corinne Lepage, avocate et ancienne ministre de l’environnement  n’hésite pas à évoquer une régression démocratique. « (…) Nous n’avons rien à envier aux américains. La passivité organisée par la société médiatique, le règne de « l’insignifiance » aux lieux et places de l’information et du débat, « la vente du temps de cerveau disponible » pour acheter du Coca-cola ne sont pas nouveaux. Mais, nous sommes aujourd’hui entrés dans le « dur » c’est à-dire dans l’organisation du verrouillage de la société directement en opposition à la liberté d’expression et à la liberté du choix politique que celle-ci conditionne. Le vote de la loi sur l’audiovisuel qui vise à détruire la télé publique pour en faire la chose du pouvoir et non la garantie de l’information des Français est un acte grave qui nous ramène 40 ans en arrière. Le flicage qui se met en place par un fichage généralisé que George Orwell n’aurait osé imaginé est la deuxième pièce du puzzle.(…) La 3éme étape est la mise en coupe réglée de la justice par la privation de moyens, la suppression de toute indépendance de la magistrature et donc de la confiance nécessaire du justiciable dans son juge. (…) Désinformation, surveillance généralisée et une justice aux ordres sont les manifestations d’une société qui tourne le dos aux droits de l’Homme. Certes, le terrorisme, la violence et même les incivilités doivent être combattus. (…)Et l’outil majeur est précisément la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen, qui réunit l’un et l’autre car toucher à l’un, c’est nuire à l’autre. Pour y tourner le dos, nous risquons de compromettre un équilibre déjà fragile et de nous exposer au retour à la barbarie ».

Dans notre situation qui pourrait tourner  à la catastrophe comme en Grèce, la France prétend en s’entretenant avec le DalaÏ Lama. donner des leçons à la République Populaire de Chine. Voilà bien l’arrogance française dont nous sommes généralement taxés à l’étranger. Le dictionnaire Littré définit comme suit l’arrogance : « Orgueil accompagné de manières hautaines et de prétentions téméraires ».  Mais c’est aussi le participe présent du verbe arroger qui signifie s’attribuer mal à propos quelque chose (qu l’on a pas, comme souvent un privilège ou un droit).).

 Or la République Populaire de Chine reproche à la France d’intervenir dans ses affaires intérieures à propos de Tibet qui fait partie intégrante constitutionnellement de la République chinoise une et indivisible. Verrait-on la Chine se mêler du sort des indépendantistes basques détenus dans le triste état des prisons françaises ?

Au demeurant, la République française veut oublier la résolution 2131 (votée par l’assemblée générale des Nations Unies le 21 décembre 1965) portant « Déclaration sur l’inadmissibilité de l’intervention dand les affaires intérieures des Etats et la protection de leur indépendance et de leur souveraineté ».

L’article 1 déclare solenellement : « Aucun Etat n’a le droit d’intervenir, directement ou indirectement, pour quelque raison que ce soit, dans les affaires intérieures ou extérieures d’un autre Etat. En conséquence, non seulement l’intervention armée, mais aussi toute autre forme d’ingérence ou toute menace, dirigées contre la personnalité d’un Etat ou contre ses éléments politiques, économiques et culturels, sont condamnées. »

22 novembre, 2008

Arrogance

Classé dans : politique — justeurope @ 9:50

 

Madame Rama Yade, Secrétaire d’Etat chargé des Affaires étrangères et des Droits de l’Homme, avait prononcé un beau discoursà l’occasion de l’anniversaire en 2007 de la proclamation de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme : « Le silence tue, le silence fait le lit des abus présents et à venir à l’encontre des défenseurs des Droits de l’Homme, le silence est le meilleur allié de l’oppression. N’oublions jamais cette évidence. La France, elle, de par son histoire et sa vision du monde, reste mobilisée lorsque les droits les plus élémentaires sont bafoués. »

Or, rappelons que dans l’histoire de France la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 a été suivie par laTerreur en 1793/1794. A l’étranger cette période de notre histoire est justement considérée comme abominable.  D’autres périodes de l’ histoire de France devraient aussi  inciter nos gouvernants à la modestie en matière d’histoire française du respect des droits de l’homme. 

Notre histoire ne nous permet pas de prétendre à une quelconque supériorité morale et y prétendre justifie malheureusement le qualificatif de « arrogance » que les étrangers appliquent généralement à la France et aux français.

Aujourd-hui nos gouvernants voudraients faire croire, dans le monde et en France même, que les droits de l’homme sont protégés  en France alors qu’il n’en est rien puisqu’ils ne sont ni définis ni garantis dans la Constitution, malgré la dernière réforme constitutionnelle.

L’organisation des Nations Unies insiste pour que les droits de l’homme soient placés « under the rule of law » c’est-à-dire qu’ils soient protégés par une règle de droit, savoir la constitution, qui est la loi supérieure du pays.

Selon l’organisation des Nations Unies, une constitution devrait être une constitution « forte », c’est à dire une constitution qui protége fortement les droits de l’homme, et qui :

a) incorpore les droits humains et les libertés fondamentales reconnus internationalement et listés dans la Déclaration Universelle des droits de l’homme, et

b) établisse des recours judiciaires effectifs pour réparer les violations éventuelles des droits de l’homme.

Il faut se préparer à entendre de beaux discours le 10 Décembre prochain à l’occasion du soixantième anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Mais les faits sont tenaces et qui sera dupe ?

15 octobre, 2008

La corruption

Classé dans : Non classé,politique — justeurope @ 14:55

Transparency International, the global coalition against corruption, vient de publier  son Indice de Perception de la Corruption pour 2008 (IPC) : http://www.transparency.org/news_room/latest_news/press_releases/2008/2008_09_23_cpi_2008_en

La note IPC fait référence à la perception du degré de corruption vu par les hommes d’affaires et les analystes-pays et s’étend de 10 (probité élevée) à 0 (très corrompu).

En 2008, la France est au 23ème rang avec la note 6,9 alors qu’elle avait reçu la note 7,3 en 2007.

On estime souvent qu’il existe un lien de proportionalité inverse entre IPC et degré du respect des droits humains dans un pays donné.

 

4 octobre, 2008

Prix UNESCO/Bilbao

Classé dans : Non classé,politique — justeurope @ 5:58

Appel à candidature pour l’édition 2008 du Prix UNESCO/Bilbao pour la promotion d’une culture des droits de l’homme : la date de dépôt des candidatures repoussée au 24 octobre 2008.

 Grâce à une généreuse donation de la Ville de Bilbao (Commune autonome du Pays basque, Espagne), ce prix remplace et élargit la portée du prix UNESCO pour l’éducation aux droits de l’homme, créé en 1978. Il récompense des organisations et des particuliers ayant apporté une contribution significative à la cause des droits de l’homme par le biais de l’éducation et la recherche, et par un effort de sensibilisation des décideurs et du grand public.

Le prix pourra notamment être remis pour encourager les initiatives innovantes visant au renforcement d’une culture des droits de l’homme.

L’association Chrysalis a été déclarée à la Préfecture de l’Orne le 12 août 2008 à l’adresse « le grand Chandon », 61320 Sainte Marguerite de Carrouges, et sa constitution a été publiée au Journal Officiel du 6 septembre 2008. Elle fera acte de candidature au titre du présent blog et du combat de son fondateur pour les droits de l’homme.

14 septembre, 2008

Une constitution puissante

Classé dans : politique — justeurope @ 18:32

Pour assurer la protection des droits de l’homme dans un Etat de droit, les  Nations Unies recommandent une constitution puissante qui, en tant que loi suprême du pays :

i) incorpore les droits de l’homme et les libertés fondamentales reconnus au niveau
international, tels qu’énoncés dans la Charte internationale des droits de l’homme;

ii) prévoit des recours juridiques efficaces en cas de violation de ces droits;

iii) confère pleine autorité à une magistrature indépendante conformément aux principes fondamentaux relatifs à l’indépendance de la magistrature;

iv) interdit toute discrimination dont le motif est la race, la couleur, le sexe, la langue ou la religion, les opinions politiques ou autres, l’origine nationale ou sociale, la situation de fortune, la naissance ou toute autre considération et protège les minorités nationales;

v) crée des institutions de défense des droits de l’homme au niveau national, comme la
fonction de médiateur ou une commission indépendante des droits de l’homme, conformément aux principes des Nations Unies concernant le statut des institutions
nationales;

vi) assure l’applicabilité des obligations découlant des instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme dans le droit interne.

Une constitution puissante pour la protection et la sauvegarde des droits de l’homme, c’est bien celle pour laquelle milite le présent blog. C’est aussi celle que réclament 93 pour cent des Français d’après le sondage figurant en tête de ce blog.

Mais il faut ajouter à ce qui précède les observations finales (sur le terrain) du Comité des droits économiques, sociaux et culturels (vingt-septième session des 12-30 novembre 2001) :

  »Le Comité note avec préoccupation que malgré l’article 55 de la Constitution, posant la supériorité de la norme de droit international sur la norme de droit interne, et l’adhésion de l’Etat partie (la France) à la théorie moniste, se traduisant par l’applicabilité directe de la norme de droit international dans l’ordre juridique interne, certaines juridictions (le Conseil d’Etat par exemple) ne considèrent pas le Pacte et ses dispositions comme directement applicables dans l’ordre juridique interne, avec pour résultat la rareté des décisions de justice faisant référence au Pacte et à ses dispositions. »

Le Comité recommande d’ailleurs à la France « de dispenser aux magistrats, procureurs et autres agents chargés de l’application du Pacte, une formation adéquate en vue d’une application uniforme des dispositions du Pacte par les tribunaux. »

Voilà qui se passerait de commentaires, sauf à observer que la « théorie moniste » n’est qu’une théorie qui était inappliquée sur le terrain en 2001. Qu’en est-il aujourd’hui ? That is the question !
 

27 août, 2008

Du somnambulisme cartésien (copyright)

Classé dans : Non classé,politique — justeurope @ 6:10

Je crois rêver en lisant le nouvel article 71-1 de la Constitution qui institue un défenseur des droits pour  « veiller au respect des droits et libertés par les administrations de l’Etat, les collectivités territoriales, les établissements publics, ainsi que tout organisme investi d’une mission de service public ».

 Une des responsabilités d’un Etat de droit, celle qui doit primer toutes les autres, est de respecter et faire respecter les droits et libertés des citoyens dont l’Etat est le serviteur.  Un Etat de droit ne devrait donc pas avoir à être survellé s’il assumait la responsabilité qui lui incombe.

Un somnambule est une personne qui se lève, agit et parle tout endormie. La France a connu des périodes pendant lesquelles elle fut gouvernée par des somnambules. La pire fut celle qui a précédé la Deuxième Guerre Mondiale puisqu’elle a conduit au plus grand désastre que la France ait jamais connu : les millions de français errant sur les routes pendant l’exode et les deux millions de français détenus dans les camps de prisonniers de guerre pendant cinq ans.

« Comme un somnambule, errant dans son sommeil, marche en dormant, sur les bords d’un précipice, dans lequel il tomberait s’il était réveillé tout à coup, ainsi mon Emile, dans le sommeil de l’ignorance, échappe à des périls qu’il n’aperçoit point : si je l’éveille en sursaut, il est perdu » (J.-J. Rousseau, L’Emile).

L’appel à une  »logique cartésienne » a les mêmes effets qu’une drogue en ce qu’elle permet d’échapper à la réalité.

La réalité en matière de droits de l’homme est qu’ils ne sont ni définis ni garantis par la constitution française. Mais il s’est élaboré tout une construction intellectuelle apparemment « cartésienne » pour démontrer le contraire. 

Il s’y ajoute maintenant un « défenseur des droits » qui fera l’objet d’une loi organique à venir que l’on attendra avec une grande curiosité pour voir de quel coté elle pourra faire pencher la balance : l’Etat ou les citoyens.

Christian Lesecq

22 août, 2008

Organisation Non Gouvernementale (ONG)

Classé dans : Non classé,politique — justeurope @ 6:52

L’auteur de ce blog a constitué une ONG appelée Chrysalis, sous forme d’une association déclarée (loi 1901).

L’Association a pour but :

Promouvoir les droits de l’homme et sensibiliser l’opinion publique aux buts et objectifs poursuivis par les Nations Unies et le Haut Commissaire aux droits de l’homme, agir sous son égide en qualité d’Organisation Non Gouvernementale (ONG) et en conformité avec le « Guide des ONG » en s’attachant particulièrement aux thèmes choisis par le Haut Commissaire tels que la Règle de droit et la démocratie, la lutte contre le racisme, le fonctionnement de la Justice et le rôle des tribunaux pour la sauvegarde des droits de l’homme, coopérer avec le Représentant Spécial aux Défenseurs des droits de l’homme, contribuer au respect et à la garantie des droits de l’homme en encourageant les personnes individuelles à faire respecter leurs propres droits et ceux des autres, prévenir les violations et assister les victimes devant les juridictions et l’opinion publique internationales

L’Association coopère avec d’autres organismes publics ou privés, nationaux ou internationaux, susceptibles de l’aider moralement, matériellement ou financièrement à atteindre ses objectifs ci-dessus.

 Les membres fondateurs sont  (par ordre alphabétique) :

Alison BERRY,  attorney-at-law member of the New York bar, de nationalité américaine,

Claudy DESNOS, conseil en relatios publiques, de nationalité française,

Christian LESECQ, docteur en droit, de nationalité française,

Christopher STEAD, magistrate, de nationalité britannique,

Andrew WITHERS, directeur de sociétés, de nationalité britannique.

 Le siège de l’association est au « Hameau de Grand Chandon » ,61320 – Sainte Marguerite de Carrouges, avec un bureau de liaison 300 Hamilton Avenue, Suite 410,White Plains, NY , 10601, Etats Unis d’Amérique.

Un site web est en cours d’installation www.xrisalis.org/

Pour tous renseignements et pour adhérer (10 euros cotisation annuelle): webmaster@xrisalis.org

 

23 juillet, 2008

La réforme constitutionnelle du 21 juillet 2008

Classé dans : Non classé,politique — justeurope @ 9:07

 

La nouvelle réforme constitutionnelle du 21 juillet 2008 a seulement parlé en particulier des droits de l’homme dans un article pour dire que la loi « favorise » (sic) l’égalité hommes-femmes et un autre pour « garantir » (sic) une liberté d’expression pluraliste. Mais si la loi « favorise » l’égalité hommes-femmes, c’est bien parce que celle-ci n’est pas respectée et se trouve donc tolérée. Quant à « garantir »  une liberté d’expression pluraliste, on ne peut qu’applaudir, mais en constatant que celle-ci est la seule à faire l’objet d’une garantie, alors qu’aucune autre ne l’est dans la constitution ou dans d’autres textes.

Avant le défilé militaire du 14 juillet,  le Président de la République a fait lire l’exposé des motifs de la résolution du 10 décembre 1948 de l’Assemblée Générale des Nations Unies ayant proclamé la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Mais ce n’était là qu’un coup de chapeau sans conséquence puisque la République Française persiste à ne pas reconnaître et garantir les droits de l’homme et les libertés fondamentales dans sa constitution.

La Proclamation de la Déclaration Universelle était adressée aux Etats membres, mais aussi à tous les individus et tous les organes de la société.

« L’Asemblée Générale proclame la présente Déclaration Universelle desDroits  de l’Homme … afin que tous les individus et tous les organes de la société s’efforcent de développer le respect de ces droits et libertés et d’en assurer par des mesures progressives d’ordre national et international la reconnaissance et l’application effective … parmi les populations des Etats membres eux-mêmes ».

Ainsi la France s’est engagée par son adhésion à la Déclaration Universelle à développer le respect des droits de l’homme et à en assurer par des mesures d’ordre national la reconnaissance et l’application effective parmi ses populations, le peuple de France. Cet engagement lie, non seulementles Etats eux-mêmes, mais aussi les individus et les organes de la société.

Madame Rachida Dati, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, en tire la juste conséquence dans son intervention devant la Commission des Libertés civiles du Parlement européen le 15 juillet 2008 :

« Les citoyens européens souhaitent aussi une Europe qui soit un véritable espace de liberté : la libre circulation des personnes, la protection des droits de l’homme et le respect des droits fondamentaux sont les valeurs premières de l’Union européenne. Nos concitoyens y sont très attachés. NOUS DEVONS LES GARANTIR. »

On peut toutefois s’étonner que le Ministre se réfère à l’attachement des français quand il s’agit de l’exigence du respect d’un droit fondamental (une exigence formulée entre autres dans le présent blog).

Cette confusion exemplaire entre attachement et respect d’un droit fondamental fait que les discours officiel de la France sur les droits de l’homme sonnent creux aux oreilles de ceux qui veulent bien encore les écouter, en France, en Europe  et à l’étranger.

Christian Lesecq,

Docteur en Droit et Défenseur des Droits de l’Homme, correspondant des Nations Unies,

Chrisalis, ONG en formation, 300 Hamilton Avenue, suite 410, White Plains, NY 10601, USA. Phone: 914 948 8511

The purpose of Chrisalis is to promote and advocate for local implementation individual human rights as articulated by the Office of the United Nations High Commissioner for Human Rights (OHCHR), following the guidelines of the Commissioner’s « Handbook for NGOs ». Chrisalis shall focus in particular on the thematic human rights issues identified as priorities by OHCHR such as the « Rule of Law and Democracy » and « Anti-discrimination » encompassing topics such as Administration of Justice, Impunity/Accountability, the Role of Courts in Human Rights Protection, and Democracy.

Chrisalis shall cooperate with the Special Representative on Human Rights by providing her with information and/or submitting specific complaints of human rights abuses.

Chrisalis shall contribute to human rights education and encourage individuals to uphold their own human rights and those of others, develop an understanding of the common responsibility to make human rights a reality in each community and develop networks on the international level for that purpose.
Chrisalis shall endeavour to assist victims and alert public opinion in the case of human rights violation regardless of its source.

www.lesecq.com

www.osecours.net/Soars/Psychics.htm

 

 

 

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